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  • La Commission Economie et Finances du Sénat a auditioné le Ministre de l'Enseignement Technique, Professionnel et de la Formation Qualifiante sur le Débat d'Orientation Budgetaire
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C'est un exercice, auquel, est soumis chaque membre de l'exécutif à l'orée de la nouvelle loi de finances en vue d'indiquer à la représentation nationale, le niveau d'exécution du budget affecté à chaque département ministérièl de l'exercice en cours, et notifier les priorités pour la prochaine loi de Finances. Ce 02 aout 2019, la Commission a reçu dans ce cadre, le ministre, Antoine Nicephore FILA, en charge de ce département du secteur de l'éducation. La séance a eu pour cadre, la salle latérale du palais des congrès, sous la direction du vénérable sénateur, Jean Marie Andzimba Epouma, le Président de la Commission.

Cette sorte d'évaluation à mi-parcours du budget et tenant compte des préoccupations des vénérables sénateurs, fait ressortir un faible taux d'exécution, sinon quasiment nul du budget affecté à ce département, a dit le ministre FILA, dans son propos liminaire. Ce manque constant de disponiblité de ligne budgétaire se fait année après année. Ce qui impacte de façon négative l'avenir de ce sous-secteur de l'éducation à l'échelle du pays. Parlant du déficit des enseignants dans l'enseignement technique, à la demande des vénérables sénateurs, A.N. FILA, a précisé que , < ce déficit est passé de( 2095) enseignants en 2018, à (2278), en 2019. Une tendance en voie de croitre si rien n'est fait à l'avenir. Cette situation de manque de manque de budget a pour conséquence aujourd'hui: l'impossibilité de recruter les enseignants ; l'impossibilité de former ceux qui sont sur le terrain notamment les prestataires et volontaires ne disposant pas de qualification; le vieillissement du personnel dont la moyenne d'âge dépasse la cinquantaine d'années; les départs à la retraite>. Pour espérer venir à règlement de cette situation, le ministère a mis en place un programme de recrutement des enseignants, reparti, sur une durée de 5 ans, à raison de 600 enseignants à recruter chaque année. Malheureusement, la situation financière du pays n'a pas permi de réaliser ce programme. Un autre facteur à mettre au compte de ce tableau sombre, c'est la fermeture depuis plusieurs années de l'ENSET, cet établissement universitaire qui avait pour vocation de former les enseignants du technique. Pire encore, les étudiants formés à l'étranger ont du mal à terminer leur formation et rentrer au pays pour faute d'argent. En somme: le manque d'enseignants; le déficit d'infrastructures viables; les questions liées au profil des carrières; sont autant des défis à relever si on veut sauver l'enseignement technique dans notre pays, a conclu A.N.FILA. Voilà les problèmes crutiaux qui minent ce secteur et qui sont mis à la disposition de la représentation nationale pour appeler les décideurs à mettre les intelligences au service de l'avènement du Congolais nouveau. Et le Congo de demain qui se veut emergent, ne peut se passer de l'enseignement technique, s'il veut voir ce rêve se réaliser. Sinon comment parler: de qualification des jeunes; de resorbage de chômage; quand il manque de plateaux techniques viables, quand il manque de budget conséquent et capable de financer la formation. La balle est donc du côté de la représentation nationale.