• ACCUEIL
  • Medias
  • Actualités
  • Le ministre de l'enseignement défend le projet de loi portant création d'un établissement public à caractère administratif dénommé: Fonds de Développement de l'Enseignement Supérieur
Printer Friendly, PDF & Email Imprimer Partager


album

L' audition le mercredi 17 juillet 2019, de monsieur Jean Bruno Richard Itoua, ministre en charge de l'enseignement supérieur, a porté sur  l'examen du projet de loi portant création  d'un établissement public  à  caractère  administratif dénommé : Fonds  de  l'Enseignement  Supérieur.  C'était devant  les  vénérables  sénateurs de la  Commission Economie et  Finances,  sous  la direction du vénérable sénateur  Jean  Marie  Epouma  Anzimba, Président  de cette commission.

S'agissant de la philosophie qui sous-tend ce. projet de  texte,  le ministre Jean Richard Itoua, faisant  l'état des  lieux de  l'université Marien Ngouabi sur demande des vénérables sénateurs, a relevé que  cet  établissement public d'enseignement supérieur n'arrive pas à assurer ses missions faute  d'argent. Pour un budget  oscillant chaque année  entre  40 et  60 milliards de CFA, les ressources  propres de cet établissement que 1 pour cent du budget , soit 500 millions de FCFA. Le reste du budget pour subvenir aux besoins de l'université  Marien Ngouabi est assuré entièrement par le trésor public depuis plusieurs années. La conséquence, c'est que l'université est incapable de faire face à ses charges. Des charges qui concernent notamment les volets: paiement des salaires des agents; les heures supplémentaires; le traitement des vacataires; les activités académiques.

Au  moment où l'on parle de la deuxième  université publique, il est donc d'un impérieux devoir de mener une réflexion profonde de pallier ce mal qui parait structurel, a dit en substance le ministre de l'enseignement supérieur. C'est sous ce prisme qu'il est apparu, aux yeux du département de doter ce secteur d'activité d'un texte destiné avant tout à l'université de produire ses propres ressources en vue de compléter la subvention de l'Etat. Et le Congo , qui se veut une économie moderne et émergente, ne peut pas échapper à cette exigence internationale de bon sens, si on ne veut pas être les derniers. Au regard de ce tableau pas reluisant que présente le secteur de l'enseignement supérieur  public, le département a retenu trois axes principaux pour donner une bouffée d'oxygène au financement de l'économie de notre université. Il s'agit : de la formation et des enseignements; la recherche; les services de la communauté. En un mot, il faut désormais rentabiliser financièrement l'enseignement à l'université comme c'est le cas ailleurs en Afrique. Les cas du Ghana, du Nigéria et du Burkina Faso pour ne citer que ces trois pays dans ce domaine font figures d'école.

Ces trois piliers fondamentaux, bien structurés constituent donc les bases de ressources sur lesquelles va s'asseoir le Fonds de Développement de l'Enseignement Supérieur dont le projet de texte est en examen au niveau de la haute chambre.